Lire un lieu. Imaginer sa clé. Le réaliser.
Des lieux singuliers, à toutes les échelles.
Une vallée, une place, un musée, un café, une maison, une pièce. Chaque projet part de ce qui est déjà là et se dessine à partir de sa clé.
Un territoire se lit avant de se dessiner.
Une place, une rue, une rivière, un massif. Le relief, l'eau, les usages et ceux qui le traversent donnent au lieu sa logique. Du plan directeur à l'espace public, tout se dessine à partir de sa clé.
Un lieu d'activité vit de ce qu'il fait ressentir.
Un hôtel, un café, un commerce, un cinéma, un bureau. La clé réconcilie ce que l'exploitant veut offrir avec ce que le lieu sait déjà faire.
Habiter, c'est s'accorder à un lieu.
Une maison neuve, une ferme à rénover, des logements, un intérieur. Tout part de ce qui est là : le terrain, les murs, la vue, la lumière. Héloïse prolonge la clé à l'intérieur.
Le bâtiment devient la première salle.Centre d'interprétation · La Roche-en-Ardenne
Le terrain est la pièce principale.Extension paysagère sur l'Ourthe · La Roche-en-Ardenne
Le parking, premier pas vers la mémoire.Parking du Bastogne War Museum · Bastogne
La salle garde son écran, le foyer s'ouvre sur la rue.Cinéma Plaza · Hotton
On habite la hauteur d'une salle de classe.Intérieur d'une ancienne école · Durbuy
Les murs brûlés restent, le toit devient une place.Hôtel de ville réinventé · Limoges
Deux logements derrière une seule façade.Bâtisse en deux logements · Hotton
Une tour par massif, chacune en vue de la suivante.Tour à Tour · Massifs ardennais
Une direction avant une volière.Volière touristique · Érezée
Le gîte se glisse dans le bois.Gîte de prestige · Rendeux
L'intérieur change de siècle.Horeca et logements touristiques · Durbuy
Les murs restent, la couleur change tout.Bâtisse ardennaise · Tenneville
Traverser la Semois à hauteur de l'eau, comme à gué.Passerelle de Frahan · Bouillon
La ferme reste le cœur du hameau.Ferme en logements touristiques · Bouillon
Quatre logements, une seule maison.Quatre logements · Hotton
La valeur se lit autour de la maison.Bureaux pour profession libérale · Hotton
Un cœur de bois, et toute la vallée autour.Seconde résidence · Vallée de l'Ourthe
L'œuvre fait le rond-point.Le Long-Point · Beauraing
La grange garde son volume, la vie entre par le pignon.Grange en rénovation lourde · Lavacherie
Le lavoir retrouve l'eau qui l'avait envahi.Lavoir de Thibessart · Léglise
Une seconde peau habitée pour la tour.Tour Kennedy · Liège
L'extension en l'air, le jardin au sol.Extension artistique · Érezée
Marcher sur 300 millions d'années.Plis de Famenne · Somme-Leuze
La ferme garde ses murs, la lumière entre par la grange.Ferme ardennaise · Hotton
Le paysage devient la trame du quartier.Quartier en mutation · Libramont
La route devient l'allée qui annonce Bouillon.Axe de Noirefontaine · Bouillon
Les arbres d'abord, la maison ensuite.Maison au cœur de la forêt · Biron
Le château fait monter. L'esplanade fait rester.
En 2012, un mémoire sur le renouveau urbain de Bouillon. En 2023, le marché public de l'esplanade, remporté en procédure ouverte. Le château domine, la Semois contourne, l'esplanade était traversée sans intention : c'est le seuil entre les trois qui manquait. Avec UMAN, Fieldwork et BETEC.




Le bâtiment devient la première salle.
Un bâtiment central mais en retrait, traversé sans être perçu. Plutôt que de poser une scénographie dans un contenant, le projet fait du bâtiment la scénographie : le parcours commence dans le piétonnier et se prolonge dedans. Concours public remporté avec une note de 96/100.





Le terrain est la pièce principale.



















Le parking, premier pas vers la mémoire.
Le musée et le Mardasson reçoivent chaque année des visiteurs, des écoles, des cars. Le parking est la première chose qu'ils voient. Il s'était construit par ajouts, sans ordre. Le plan directeur remet de l'ordre en trois temps : corriger l'immédiat, structurer les flux, préparer la suite du site.




La salle garde son écran, le foyer s'ouvre sur la rue.



On habite la hauteur d'une salle de classe.






La rue minérale verdit, et la visite commence avant le seuil.
Le piétonnier est le premier temps du parcours imaginé pour le centre d'interprétation. Un axe minéral qui se végétalise, des haltes, une rue qui prépare au paysage avant d'entrer dans le bâtiment. Le même marché, présenté en deux temps.


Les murs brûlés restent, le toit devient une place.


Deux logements derrière une seule façade.


Une tour par massif, chacune en vue de la suivante.





Une direction avant une volière.


Le gîte se glisse dans le bois.


La nationale coupe la rue, le paysage la recoud.




L'intérieur change de siècle.


Les murs restent, la couleur change tout.




Traverser la Semois à hauteur de l'eau, comme à gué.



La ferme reste le cœur du hameau.




Quatre logements, une seule maison.



Le cœur de Hotton est une île à traverser.



La valeur se lit autour de la maison.




Un cœur de bois, et toute la vallée autour.







L'œuvre fait le rond-point.
Le Long-Point est le point névralgique de Beauraing. L'œuvre surgit du sol : des éléments bruts de calcaire placés sur chant, un massif rocheux tel qu'on en trouve dans la Calestienne, inspiré de la carrière du Tamizon à deux pas. Assez bas pour ne rien cacher, assez présent pour rappeler d'où vient la ville.







La grange garde son volume, la vie entre par le pignon.


Le lavoir retrouve l'eau qui l'avait envahi.
Un cas unique dans la région : le lavoir est à l'extérieur du village, en zone humide. La structure n'était plus assurée, les abords avaient disparu sous le marécage. Le projet restaure le bâtiment et lui donne de nouveaux usages.

















La bâtisse regarde enfin le pré.


Une seconde peau habitée pour la tour.
85 mètres de béton brut, 1967-1970, Poskin et Bonhomme : la tour la plus haute de Liège pendant dix ans. Démolir est facile, recouvrir est paresseux. Le projet enroule autour de l'ossature une exostructure d'acier qui devient support de vie, et rouvre le rez-de-chaussée sur la Meuse. Le patrimoine du XXe siècle n'est pas obsolète, il est parfois incomplet.



L'extension en l'air, le jardin au sol.


Marcher sur 300 millions d'années.
La Famenne se lit comme un palimpseste : une plaine agricole dont la trame profonde est tectonique. Les plis orientent les vues et guident l'eau, mais personne ne les perçoit. Le projet rend cette histoire enfouie sensible : un cercle à parcourir, qui devient observatoire du territoire.




La ferme garde ses murs, la lumière entre par la grange.


Le paysage devient la trame du quartier.



Le terrain absorbe un étage, le pignon s'ouvre sur la vallée.






La route devient l'allée qui annonce Bouillon.



Les arbres d'abord, la maison ensuite.



La piste devient la signalétique.
Un RAVeL est une ancienne voie ferrée devenue axe de mobilité douce. Son revêtement continu est une grande dalle inexploitée. Le projet y annonce, au droit de chaque élément marquant, ce que le paysage a à raconter, sur plusieurs kilomètres entre Trois-Ponts et Stavelot.





Le bois ouvre l'étage sur le pré.


Le château disparu se redessine la nuit, en lumière.
Dès l'an 1000, un château neuf dominait la vallée du lac et le moulin Klepper, jusqu'à sa destruction vers 1600. Il n'en reste que deux tours reconstituées et une muraille. Le projet remet le château en scène sans le reconstruire : un jeu de projections nocturnes sur la place.



L'ombre est un meuble.





Le site du football devient le parc du village.



La maison s'ouvre sur le pré, le dos au chemin.
